📌Contexte & Problématique
Il est incertain si la sédation à base d'agonistes des récepteurs α2-adrénergiques, comparée à la sédation à base de propofol, réduit le temps d'extubation chez les patients sous ventilation mécanique en unité de soins intensifs (USI).
🧪Méthodologie
Essai clinique randomisé pragmatique, en ouvert, mené dans 41 USI au Royaume-Uni. Les participants étaient des adultes ayant commencé la ventilation mécanique depuis moins de 48 heures, recevant du propofol plus un opioïde pour la sédation et l'analgésie, et devant nécessiter une ventilation mécanique pendant 48 heures ou plus. Les patients ont été randomisés pour recevoir de la dexmédétomidine ou de la clonidine, ou du propofol (soins habituels).
📊Résultats Clés
Parmi les 1404 patients analysés (âge moyen 59,2 ans), le hazard ratio (HR) de sous-distribution pour le temps jusqu'à l'extubation réussie était de 1,09 (IC à 95 % : 0,96-1,25 ; P = 0,20) pour la dexmédétomidine (n = 457) vs le propofol (n = 471) et de 1,05 (IC à 95 % : 0,95-1,17 ; P = 0,34) pour la clonidine (n = 476) vs le propofol (n = 471). Le temps médian entre la randomisation et l'extubation réussie était de 136 heures pour la dexmédétomidine, 146 heures pour la clonidine et 162 heures pour le propofol. L'agitation était plus fréquente avec la dexmédétomidine et la clonidine qu'avec le propofol. Les taux de bradycardie sévère (fréquence cardiaque < 50/min) étaient plus élevés avec la dexmédétomidine et la clonidine. La mortalité à 180 jours était similaire entre les groupes.
🩺Impact Clinique
Chez les patients en soins intensifs, ni la dexmédétomidine ni la clonidine n'ont été supérieures au propofol pour réduire le temps d'extubation réussie.