📌Contexte & Problématique

Les agonistes des récepteurs des benzodiazépines (ARBs) (benzodiazépines et médicaments Z) peuvent avoir des avantages limités dans la gestion de l'insomnie à court terme. Cependant, ils augmentent le risque de chutes, de fractures, d'hospitalisations et de troubles cognitifs. La diminution de la prescription (arrêt) des ARBs peut être bénéfique pour les personnes âgées et les personnes atteintes de troubles cognitifs, car elles sont plus exposées aux événements indésirables. Cette revue a examiné les effets des interventions non pharmacologiques axées sur le patient pour soutenir la diminution de la prescription des ARBs utilisés pour l'insomnie chez les personnes âgées et les personnes atteintes de troubles cognitifs.

🧪Méthodologie

Des recherches ont été effectuées dans Embase, CENTRAL, Scopus et Medline en janvier 2024, sans restriction de date de publication. Le criblage, l'extraction des données et les évaluations du risque de biais (ROB2 pour les études randomisées, ROBINS-I pour les études non randomisées) ont été effectués indépendamment par deux auteurs. Les résultats d'intérêt comprenaient la proportion de participants ayant cessé les ARBs, la réduction des ARBs, le passage à un autre médicament, les résultats du sommeil et les résultats cliniques. Les études ont été incluses si elles examinaient la diminution de la prescription d'ARBs chez les personnes âgées (≥ 65 ans) ou les personnes atteintes de troubles cognitifs.

📊Résultats Clés

Dix-sept rapports analysant 16 études menées dans des hôpitaux, des communautés et des établissements de soins pour personnes âgées ont été inclus. Les taux d'arrêt des ARBs variaient de 23 % à 72 % pour l'éducation écrite (n = 6) ; de 14 % à 57 % pour l'éducation combinée écrite et verbale (n = 5) ; et de 9 % à 100 % pour les interventions à composantes multiples (n = 6). Un rapport a étudié une intervention éducative de diminution de la prescription d'ARBs chez des personnes atteintes de troubles cognitifs et a constaté une efficacité comparable à celle des participants sans troubles cognitifs. La plupart des études présentaient un risque élevé de biais.

🩺Impact Clinique

Les interventions axées sur le patient ont conduit à l'arrêt des ARBs, bien qu'il y ait une variabilité importante entre les études. On ne sait pas si toutes les interventions examinées sont aussi efficaces pour les personnes atteintes de troubles cognitifs. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour étudier les approches de diminution de la prescription des ARBs chez les personnes âgées ou les personnes atteintes de troubles cognitifs.