📌Contexte & Problématique

L'étude vise à identifier la thérapie immunosuppressive la plus efficace pour la prise en charge à long terme de la néphrite lupique proliférative (NLP) en se basant sur l'issue de l'insuffisance rénale.

🧪Méthodologie

Une revue systématique des essais randomisés contrôlés (ERC) a été menée, avec recherche dans MEDLINE et EMBASE. Les ERC évaluant l'efficacité du traitement d'entretien par immunosuppresseurs pour la NLP ont été inclus. Une méta-analyse en réseau bayésienne d'essais à 2 et 3 bras a été utilisée pour évaluer la cyclophosphamide (CYC), l'azathioprine (AZA), le mycophénolate mofétil (MMF) et la prednisone seule. L'issue d'intérêt était l'insuffisance rénale (créatinine sérique > 256 µmol/l, doublement de la créatinine sérique initiale, et/ou insuffisance rénale terminale) sur 2 à 3 ans.

📊Résultats Clés

À 2-3 ans, l'OR (intervalle de crédibilité à 95%) de développer une insuffisance rénale était de 0,72 (0,11, 4,49) pour AZA vs CYC, 0,32 (0,04, 2,25) pour MMF vs CYC, 2,40 (0,22, 36,94) pour prednisone seule vs CYC, et 0,45 (0,11, 1,48) pour MMF vs AZA. La probabilité (intervalle de crédibilité à 95%) de développer une insuffisance rénale à 2 ans était de 6% (0,7%, 24%) pour MMF, 12% (2%, 37%) pour AZA, 16% (5%, 33%) pour CYC, et 31% (5%, 81%) pour prednisone seule. L'analyse de sensibilité avec un a priori sceptique n'a pas montré de preuve d'un bénéfice d'une thérapie par rapport à une autre.

🩺Impact Clinique

Bien que les données suggèrent que le MMF pourrait être supérieur aux autres traitements pour le traitement d'entretien de la NLP, les preuves ne sont pas concluantes, indiquant l'incertitude quant au meilleur traitement d'entretien basé sur les ERC actuels.