📌Contexte & Problématique

Le test de réceptivité endométriale est censé améliorer le taux de naissances vivantes après un transfert d'embryon congelé en identifiant le moment optimal pour le transfert chez une patiente donnée, mais les données sont contradictoires.

🧪Méthodologie

Essai clinique randomisé en double aveugle mené dans 30 centres privés de fertilité aux États-Unis. Les participantes (N=767, âge moyen 35 ans) ont bénéficié d'une FIV, d'un test génétique préimplantatoire pour l'aneuploïdie (PGT-A), d'un test de réceptivité endométriale (ERT) et d'un transfert d'embryon congelé. Celles ayant un(des) blastocyste(s) euploïde(s) et un résultat d'ERT informatif ont été randomisées. Le groupe intervention (n=381) a eu un transfert synchronisé selon l'ERT (avec ajustement de la durée d'exposition à la progestérone si indiqué). Le groupe contrôle (n=386) a eu un transfert à la synchronisation standard, indépendamment du résultat de l'ERT.

📊Résultats Clés

Le taux de naissances vivantes (critère principal) était de 58,5 % dans le groupe intervention (ERT-synchronisé) contre 61,9 % dans le groupe contrôle (synchronisation standard). La différence n'était pas statistiquement significative (-3,4 % ; IC 95 % : -10,3 % à 3,5 % ; RR : 0,95 ; IC 95 % : 0,79 à 1,13 ; P = 0,38). Aucune différence significative n'a été observée pour les critères secondaires (taux de grossesse biochimique et clinique). Aucun événement indésirable n'a été signalé.

🩺Impact Clinique

Chez les patientes ayant un blastocyste euploïde issu de FIV, l'utilisation du test de réceptivité endométriale pour guider la synchronisation du transfert d'embryon congelé n'a pas amélioré significativement le taux de naissances vivantes par rapport à la synchronisation standard. Les résultats ne soutiennent pas l'utilisation routinière du test de réceptivité pour synchroniser le transfert d'embryon pendant la FIV.