📌Contexte & Problématique
Évaluer l'association entre les inhibiteurs de Janus kinase (JAKi) et l'incidence des cancers (malignités), en les comparant au placebo, aux inhibiteurs du facteur de nécrose tumorale alpha (TNFi) et au méthotrexate.
🧪Méthodologie
Méta-analyse en réseau et par paires d'essais cliniques randomisés (ECR) de phases II/III/IV et d'études d'extension à long terme (LTE). Les études ont inclus des adultes atteints de polyarthrite rhumatoïde, arthrite psoriasique, psoriasis, spondyloarthrite axiale, maladies inflammatoires de l'intestin ou dermatite atopique. Les analyses ont porté sur les JAKi (tofacitinib, baricitinib, upadacitinib, filgotinib, peficitinib) par rapport aux comparateurs.
📊Résultats Clés
L'étude a analysé 62 ECR et 16 LTE, représentant 82 366 années-personnes d'exposition aux JAKi. L'incidence globale de malignité était de 1,15 pour 100 années-personnes dans les ECR (1,26 pour 100 pour les données combinées ECR et LTE). En méta-analyse en réseau, l'incidence de toutes les malignités (y compris les cancers cutanés non mélanomateux - CCNM) n'était pas significativement différente entre les JAKi et le placebo (IRR 0,71) ou entre les JAKi et le méthotrexate (IRR 0,77). Cependant, par rapport aux TNFi, les JAKi étaient associés à une augmentation de l'incidence de malignité (IRR 1,50 ; IC 95% 1,16 à 1,94). Les résultats étaient similaires pour les CCNM seuls et pour les données combinées ECR/LTE. Les cancers étaient des événements rares dans toutes les comparaisons.
🩺Impact Clinique
Les inhibiteurs de JAK sont associés à une incidence plus élevée de malignité par rapport aux inhibiteurs du TNF-alpha, mais pas par rapport au placebo ou au méthotrexate. Les cancers restent des événements rares dans les populations étudiées sous ces traitements.