📌Contexte & Problématique

Dans les essais cliniques, les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde (PR) traités par tofacitinib (inhibiteur de JAK - JAKi) ont montré des taux d'événements indésirables (EI) plus élevés que ceux traités par adalimumab ou étanercept (inhibiteurs du facteur de nécrose tumorale - TNFi). Une comparaison de l'arrêt du traitement dû aux EI entre ces thérapies de seconde ligne dans une population de PR en vie réelle était nécessaire.

🧪Méthodologie

Étude internationale collaborative 'JAK-pot' incluant des données de 17 registres. Ont été inclus les patients initiant des JAKi, TNFi ou d'autres bDMARDs (OMA). Le critère de jugement principal était le taux d'arrêt du traitement dû aux EI. Des modèles de Cox à risques proportionnels cause-spécifiques (ajustés et non ajustés) ont été utilisés pour comparer les groupes de traitement par classe et évaluer les JAKi spécifiques séparément.

📊Résultats Clés

Sur les 46 913 cures de traitement incluses (12 523 JAKi, 23 391 TNFi, 10 999 OMA), le taux ajusté d'arrêt pour EI était similaire entre TNFi et JAKi globalement (HR 1,00, IC 95% 0,92 à 1,10). Ce taux était plus élevé pour OMA versus JAKi (HR 1,11, IC 95% 1,01 à 1,23), plus faible pour TNFi versus tofacitinib (HR 0,81, IC 95% 0,71 à 0,90), mais plus élevé pour TNFi versus baricitinib (HR 1,15, IC 95% 1,01 à 1,30). Chez les patients de 65 ans ou plus avec au moins un facteur de risque cardiovasculaire, le taux était plus faible pour TNFi versus JAKi (HR 0,79, IC 95% 0,65 à 0,97).

🩺Impact Clinique

Globalement, les JAKi n'étaient pas associés à un nombre accru d'arrêts de traitement pour EI par rapport aux TNFi. Cependant, les analyses de sous-groupes suggèrent des profils variables selon le JAKi spécifique (notamment le tofacitinib) par rapport aux TNFi. Ces observations doivent être interprétées avec prudence compte tenu du caractère observationnel de l'étude.