📌Contexte & Problématique

L'immunothérapie spécifique par allergène est le seul traitement capable de modifier l'évolution naturelle des maladies allergiques. Cependant, le risque de réactions systémiques (RS) liées à ce traitement, survenant chez environ 1% à 14% des patients et pouvant être graves, constitue une barrière à son application.

🧪Méthodologie

Cette étude multicentrique ouverte a randomisé (1:1) 134 patients japonais atteints de rhinite allergique et recevant une immunothérapie. Un groupe (n=67) a reçu un prétraitement avec 60 mg de chlorhydrate de fexofénadine 2 heures avant l'injection d'immunothérapie, tandis que le groupe contrôle (n=67) n'a reçu aucun prétraitement. Les patients ont été regroupés selon qu'ils recevaient une immunothérapie pour le pollen de cèdre ou pour les acariens.

📊Résultats Clés

Le prétraitement par fexofénadine 2 heures avant l'immunothérapie a significativement réduit l'occurrence de RS sévères (P = 0,03), a significativement augmenté la proportion de patients recevant une immunothérapie pour le pollen de cèdre qui ont atteint la dose de maintenance cible (DMC) (P = 0,03), et a significativement réduit le délai pour atteindre la DMC (P = 0,047 pour le pollen de cèdre et P = 0,003 pour les acariens).

🩺Impact Clinique

Cette étude suggère que la fexofénadine joue un nouveau rôle en améliorant la sécurité de l'immunothérapie et en augmentant la proportion de patients atteignant la dose de maintenance cible.