📌Contexte & Problématique

Les femmes ménopausées (naturellement ou suite à un traitement, notamment après un cancer du sein) éprouvent des symptômes vasomoteurs et psychosexuels souvent non entièrement soulagés par l'hormonothérapie substitutive (THS), d'autant plus que le THS est contre-indiqué après un cancer du sein.

🧪Méthodologie

Revue systématique et méta-analyse d'essais contrôlés randomisés (ECR) évaluant l'efficacité des interventions psychologiques (pleine conscience, thérapie comportementale ou cognitive comportementale) sur les symptômes ménopausiques. Les critères de jugement comprenaient la fréquence/gêne des bouffées de chaleur, d'autres symptômes ménopausiques et la fonction sexuelle.

📊Résultats Clés

Les interventions psychologiques ont réduit la gêne due aux bouffées de chaleur à court (<20 semaines) et moyen terme (≥20 semaines), ainsi que les symptômes ménopausiques généraux à court terme. Ces effets sur la gêne due aux bouffées de chaleur ont été observés dans les sous-groupes de ménopause naturelle et induite par traitement (principalement après cancer du sein). La fonction sexuelle n'a pu être analysée en méta-analyse faute de données suffisantes.

🩺Impact Clinique

Ces interventions psychologiques offrent une option non hormonale pour réduire la gêne due aux bouffées de chaleur et les symptômes ménopausiques généraux, ce qui est particulièrement pertinent pour les survivantes du cancer du sein et d'autres femmes pour qui le THS est inadapté.