📌Contexte & Problématique
Évaluer comment une stratégie visant à maximiser l'accès aux contraceptifs d'urgence affecterait les taux de grossesse et d'infections sexuellement transmissibles (IST) chez les jeunes femmes.
🧪Méthodologie
Essai contrôlé randomisé incluant des femmes sexuellement actives, âgées de 14 à 24 ans. Elles ont été réparties en deux groupes : accès amélioré (deux plaquettes de pilules dispensées à l'avance avec réapprovisionnement illimité et gratuit) ou accès standard (pilules dispensées si nécessaire au tarif habituel). Les participantes ont été suivies pendant 1 an pour évaluer l'incidence de la grossesse, de la gonorrhée, de la chlamydia et de la trichomonase.
📊Résultats Clés
746 femmes dans le groupe accès amélioré et 744 dans le groupe accès standard. Plus de 93% ont terminé le suivi. L'incidence de la grossesse était similaire dans les deux groupes (9,9/100 femmes-années pour l'accès amélioré, 10,5/100 femmes-années pour l'accès standard). Les taux agrégés de gonorrhée, chlamydia et trichomonase étaient également similaires (6,9/100 femmes-années pour l'accès amélioré, 7,6/100 femmes-années pour l'accès standard). Le groupe accès amélioré a utilisé les contraceptifs d'urgence significativement plus souvent et plus tôt après un rapport sexuel. Aucune autre différence n'a été notée concernant les comportements sexuels et l'utilisation d'autres contraceptifs rapportés par les participantes.
🩺Impact Clinique
Cette stratégie intensive d'amélioration de l'accès aux contraceptifs d'urgence a augmenté significativement leur utilisation sans impact négatif sur le risque d'infections sexuellement transmissibles. Cependant, elle n'a pas démontré de bénéfice dans la réduction des taux de grossesse dans cette population.