📌Contexte & Problématique

Les infections vaginales sont courantes et ont été associées à un risque accru d'acquisition du virus de l'immunodéficience humaine de type 1 (VIH-1).

🧪Méthodologie

Un essai randomisé a été mené auprès de travailleuses du sexe kényanes séronégatives pour le VIH-1 et à risque d'acquisition du VIH-1. L'intervention consistait en un traitement oral mensuel observé directement (2 g de métronidazole plus 150 mg de fluconazole) comparé à des placebos de métronidazole et de fluconazole. Les critères d'évaluation principaux étaient la vaginose bactérienne (VB), la candidose vaginale, la trichomonase vaginale et la colonisation par les organismes Lactobacillus.

📊Résultats Clés

Sur 310 femmes (155 par bras), 303 ont été incluses dans l'analyse des critères principaux. Par rapport au groupe témoin, les femmes recevant l'intervention présentaient moins d'épisodes de VB (Hazard Ratio [HR] : 0,55 ; IC 95 % : 0,49-0,63) et une colonisation vaginale plus fréquente par toute espèce de Lactobacillus (HR : 1,47 ; IC 95 % : 1,19-1,80) et par les espèces de Lactobacillus productrices de H2O2 (HR : 1,63 ; IC 95 % : 1,16-2,27). Les incidences de candidose vaginale (HR : 0,84 ; IC 95 % : 0,67-1,04) et de trichomonase (HR : 0,55 ; IC 95 % : 0,27-1,12) étaient moindres chez les femmes traitées, mais les différences n'étaient pas statistiquement significatives.

🩺Impact Clinique

Un traitement présomptif périodique a réduit l'incidence de la vaginose bactérienne et a favorisé la colonisation par une flore vaginale normale. Les interventions sur la santé vaginale ont le potentiel de fournir des approches simples, contrôlées par les femmes, pour réduire le risque d'acquisition du VIH-1.