📌Contexte & Problématique
Bien que des données montrent que les doses fractionnées du vaccin contre la fièvre jaune sont sûres et suffisamment immunogènes lors d'épidémies en population générale, leur applicabilité aux populations vivant avec le VIH n'était pas établie.
🧪Méthodologie
Une sous-étude randomisée, en double aveugle, de non-infériorité a été menée au Kenya pour comparer l'immunogénicité et la sécurité d'une dose fractionnée (un cinquième de la dose standard) par rapport à la dose standard du vaccin 17D-213 contre la fièvre jaune chez des adultes séropositifs pour le VIH (18-59 ans) ayant un taux de CD4+ T supérieur ou égal à 200 cellules/mL. Le critère principal était le taux de séroconversion (mesuré par PRNT50) à 28 jours. La sécurité a été évaluée pendant 1 an.
📊Résultats Clés
Sur les 250 participants inclus et vaccinés, 96 % (112/117) dans le groupe dose fractionnée et 98 % (115/117) dans le groupe dose standard ont séroconverti à 28 jours. La différence (-3 % ; IC 95 % -7 à 2) a démontré la non-infériorité de la dose fractionnée par rapport à la dose standard, non-infériorité maintenue pendant 1 an. Les événements indésirables étaient majoritairement légers ou modérés et auto-limités (maux de tête, fatigue, myalgie, toux étant les plus fréquents).
🩺Impact Clinique
Les doses fractionnées du vaccin contre la fièvre jaune 17D-213 sont suffisamment immunogènes et sûres, démontrant une non-infériorité par rapport à la dose standard chez les personnes vivant avec le VIH et un taux de CD4+ T supérieur ou égal à 200 cellules/mL. Ces résultats renforcent la confiance dans l'application des recommandations de doses fractionnées dans les populations à forte prévalence du VIH, particulièrement en cas d'épidémie.