📌Contexte & Problématique

L'étude MOMS (Management of Myelomeningocele Study), un essai randomisé comparant la réparation prénatale et postnatale du myéloméningocèle, a montré que la chirurgie prénatale réduisait l'hernie cérébelleuse et le besoin de dérivation de shunt à 12 mois, ainsi qu'une meilleure fonction motrice à 30 mois. Cette étude de suivi vise à comparer le comportement adaptatif et d'autres résultats à l'âge scolaire (5,9-10,3 ans) entre les groupes ayant bénéficié d'une chirurgie prénatale ou postnatale.

🧪Méthodologie

Étude de cohorte de suivi menée auprès de 161 enfants précédemment inclus dans l'étude MOMS. Les évaluations comprenaient des bilans neuropsychologiques et physiques, réalisés par des examinateurs formés et en aveugle dans un centre MOMS ou lors d'une visite à domicile.

📊Résultats Clés

Le score composite de Vineland (comportement adaptatif global) n'était pas significativement différent entre les groupes (89,0 ± 9,6 pour le groupe prénatal vs 87,5 ± 12,0 pour le groupe postnatal ; P = 0,35). Les enfants du groupe prénatal marchaient plus souvent sans orthèses ou aides techniques (29 % vs 11 % ; P = 0,06), avaient des scores moyens plus élevés à l'évaluation fonctionnelle de réadaptation (Functional Rehabilitation Evaluation of Sensori-Neurologic Outcomes) (92 ± 9 vs 85 ± 18 ; P < 0,001), des taux d'hernie cérébelleuse plus faibles (60 % vs 87 % ; P < 0,001), moins de shunts posés pour l'hydrocéphalie (49 % vs 85 % ; P < 0,001) et, parmi ceux avec un shunt, moins de révisions de shunt (47 % vs 70 % ; P = 0,02) que ceux du groupe postnatal. Les parents des enfants opérés en prénatal rapportaient des scores z de qualité de vie moyens plus élevés (0,15 ± 0,67 vs 0,11 ± 0,73 ; P = 0,008) et des scores d'impact familial moyens plus faibles (32,5 ± 7,8 vs 37,0 ± 8,9 ; P = 0,002).

🩺Impact Clinique

Il n'y avait pas de différence significative entre les groupes chirurgicaux concernant le comportement adaptatif global. Les bénéfices à long terme de la chirurgie prénatale comprenaient une meilleure mobilité et autonomie fonctionnelle, ainsi que moins de chirurgies pour la pose et la révision de shunts, sans preuve forte d'amélioration des fonctions cognitives.