📌Contexte & Problématique
Il n'existe pas de consensus sur le marqueur approprié à utiliser pour décider du moment de la réimplantation après une arthroplastie d'échange en deux temps pour l'infection périprothétique (IPP).
🧪Méthodologie
Une revue systématique et une méta-analyse d'articles (12 articles, 1047 patients) évaluant la précision diagnostique de différents marqueurs (sériques, du liquide synovial, tissulaires, imagerie) pour prédire le succès de la réimplantation de la hanche et/ou du genou. L'évaluation du risque de biais et de l'applicabilité a été réalisée selon QUADAS-2.
📊Résultats Clés
La culture tissulaire (sensibilité 0,82, spécificité 0,91), le pourcentage de polynucléaires neutrophiles (PMN%) dans le liquide synovial (sensibilité 0,77, spécificité 0,74) et la culture du liquide synovial (sensibilité 0,64, spécificité 0,96) ont montré des performances diagnostiques relativement élevées. D'autres paramètres comme la vitesse de sédimentation (VS), la protéine C réactive (CRP) et le nombre de globules blancs (GB) dans le liquide synovial ont montré une précision diagnostique moindre. L'interprétation est limitée par le faible nombre d'études (deux à trois) disponibles pour chaque analyse groupée.
🩺Impact Clinique
Aucun marqueur unique n'est supérieur aux autres et aucun (utilisé seul) n'est probablement suffisant pour confirmer le contrôle de l'infection après la première étape d'un protocole en deux temps pour l'IPP. L'approche actuelle utilisant plusieurs outils est donc essentielle. Davantage d'études sont nécessaires pour permettre des analyses groupées robustes afin de déterminer les marqueurs idéaux.