📌Contexte & Problématique

L'étude vise à définir l'histoire naturelle des verrues génitales en analysant les données du bras placebo d'essais cliniques de vaccin contre le papillomavirus humain (HPV).

🧪Méthodologie

8800 femmes incluses dans le bras placebo de deux essais randomisés sur un vaccin quadrivalent ont été examinées pour la présence de verrues génitales sur une période d'environ 4 ans (jusqu'à 9 visites). Un examen approfondi (zone périanale, vulve, vagin) a conduit à des biopsies. Les échantillons ont été analysés par un panel d'histopathologistes en aveugle et testés pour 14 génotypes d'HPV par PCR. Les facteurs de risque ont été évalués.

📊Résultats Clés

Le suivi moyen était de 3,6 ans. Au total, 298 participantes (3,4 %) ont développé des verrues génitales liées aux HPV-6 ou HPV-11 (taux d'incidence : 0,87 cas pour 100 personnes-années à risque). 520 lésions distinctes ont été diagnostiquées comme verrues génitales. L'ADN d'HPV a été détecté dans 90,8 % des lésions, les types HPV-6 et HPV-11 étant présents dans 86,0 % de toutes les lésions (soit 94,7 % des lésions positives pour l'ADN HPV). Des types d'HPV à haut risque ont été trouvés dans 31,0 % des lésions. Les facteurs de risque des verrues génitales liées aux HPV-6 et HPV-11 incluaient une infection initiale à l'entrée dans l'étude, l'acquisition de nouveaux partenaires sexuels, un nombre plus élevé de partenaires sexuels, et la positivité pour l'ADN d'un type d'HPV à haut risque à l'entrée dans l'étude.

🩺Impact Clinique

L'étude confirme le rôle majeur des HPV-6 et HPV-11 dans les verrues génitales, ainsi que les facteurs de risque associés. Un vaccin incluant ces types d'HPV pourrait réduire considérablement le fardeau global des maladies liées à l'HPV.