📌Contexte & Problématique
Les directives britanniques recommandent la dilatation vaginale de routine pendant et après la radiothérapie pelvienne pour prévenir la sténose. L'objectif de cette revue systématique est d'examiner de manière critique les preuves étayant cette recommandation.
🧪Méthodologie
Revue systématique de type Cochrane de la littérature pertinente concernant la dilatation vaginale et la sténose attribuable à la radiothérapie. Les critères de sélection incluaient toute mesure de la fonction vaginale ou sexuelle après la radiothérapie. De nombreux articles donnaient des recommandations, mais seulement sept contenaient des données pertinentes (rapports de cas, deux essais cliniques, un essai comparatif non apparié, un rapport observationnel non contrôlé, un rapport rétrospectif).
📊Résultats Clés
La dilatation pendant ou immédiatement après la radiothérapie peut causer des dommages et il n'y a aucune preuve qu'elle prévienne la sténose. La dilatation pourrait étirer le vagin si elle est commencée après la phase inflammatoire (effets tardifs). Des rapports de cas décrivent des fistules ou une morbidité psychologique. Un essai a montré que l'encouragement à la dilatation augmentait l'observance, mais sans différence dans les scores de fonction sexuelle. Un essai comparatif n'a montré aucun avantage à l'insertion de mitomycine C. Un rapport rétrospectif suggérait que la dilatation réduisait les taux de sténose, mais le groupe témoin n'était pas comparable.
🩺Impact Clinique
La dilatation de routine pendant le traitement par radiothérapie n'est pas étayée par de bonnes preuves. Elle pourrait aider à traiter les effets tardifs de la radiothérapie (après la phase aiguë), mais il ne faut pas supposer que cela s'applique à la phase de toxicité aiguë. Les directives actuelles pourraient nécessiter une réévaluation à la lumière de ces résultats.