📌Contexte & Problématique

Les contraceptifs réversibles à action prolongée (DIU et implants) sont très efficaces pour prévenir la grossesse mais ne protègent pas contre les infections sexuellement transmissibles (IST). Les efforts récents pour améliorer l'accès à ces méthodes ont soulevé des inquiétudes quant à la prévention des IST et à la réduction de l'utilisation du préservatif, en particulier chez les adolescentes et les jeunes femmes.

🧪Méthodologie

Essai randomisé en clusters mené dans 40 centres de santé reproductive aux États-Unis (mai 2011 à mai 2013). Les prestataires de soins de 20 sites d'intervention ont été formés. 1500 femmes sexuellement actives, âgées de 18 à 25 ans et ne désirant pas de grossesse, ont été recrutées et suivies pendant un an. L'impact de l'intervention sur l'utilisation de la double méthode contraceptive, l'utilisation du préservatif et l'incidence des IST a été évalué à l'aide de modèles d'équations d'estimation généralisées et de modèles de risques proportionnels de Cox, en tenant compte de la randomisation en clusters.

📊Résultats Clés

Aucune différence significative n'a été observée entre les groupes intervention et témoin à un an concernant l'utilisation de la double méthode contraceptive (14,3 % vs 14,4 %, OR ajusté 1,03, IC 95 % 0,74-1,44) ou l'utilisation du préservatif lors du dernier rapport sexuel (30 % vs 31 %, OR ajusté 1,03, IC 95 % 0,79-1,35). L'incidence des IST était de 16,5 pour 100 personnes-années et ne différait pas entre les groupes (HR ajusté 1,20, IC 95 % 0,88-1,64).

🩺Impact Clinique

Une intervention de formation des prestataires de soins pour augmenter l'accès aux contraceptifs réversibles à action prolongée n'a ni compromis l'utilisation du préservatif ni augmenté l'incidence des IST chez les jeunes femmes. L'utilisation globale de la double méthode était très faible, ce qui souligne la nécessité de renforcer les efforts de prévention des IST chez les adolescents et les jeunes femmes.