📌Contexte & Problématique
Évaluer longitudinalement l'effet de la réparation chirurgicale du prolapsus apical vaginal avec tissu natif, associée à une chirurgie anti-incontinence, sur la qualité de vie, la fonction sexuelle et l'image corporelle, en comparant les suspensions utérosacrée et sacroépineuse.
🧪Méthodologie
Analyse secondaire planifiée d'un essai randomisé incluant 374 femmes. Comparaison de deux types de réparation du prolapsus apical avec tissu natif (suspension utérosacrée vs suspension sacroépineuse) associées à une chirurgie anti-incontinence. Évaluation de la qualité de vie (spécifique et générique), de la fonction sexuelle, de la dyspareunie (globale et de novo) et de l'image corporelle à l'inclusion, puis à 6, 12 et 24 mois postopératoires à l'aide d'instruments validés. Les changements par rapport à l'inclusion et les comparaisons entre groupes chirurgicaux ont été évalués à l'aide de modèles linéaires mixtes généralisés, en tenant compte des différences cliniquement significatives (MID).
📊Résultats Clés
À 2 ans, 82 % des femmes randomisées avaient des résultats disponibles. Des améliorations cliniquement et statistiquement significatives de la qualité de vie (générique et spécifique), de la fonction sexuelle et de l'image corporelle ont été observées globalement après la chirurgie. Le taux de dyspareunie a diminué de 25 % à 16 % à 24 mois. Une dyspareunie de novo est survenue chez 5 % des femmes à 12 mois et 10 % à 24 mois. Seules 3 % de toutes les femmes ayant présenté une dyspareunie ont sollicité un traitement. Aucune différence cliniquement significative ou statistiquement significative n'a été observée entre les groupes utérosacré et sacroépineux pour aucun de ces critères de jugement (P > 0,05 pour tous).
🩺Impact Clinique
La chirurgie vaginale du prolapsus avec tissu natif entraîne des améliorations statistiquement et cliniquement significatives de la qualité de vie, de la fonction sexuelle et de l'image corporelle à 24 mois, sans différence significative entre les suspensions utérosacrée et sacroépineuse. Une femme sur 10 présente une dyspareunie de novo, mais peu demandent un traitement.